5e inscription
Accréditation et macarons de parking
Après le petit-déjeuner, composé d’un excellent Nespresso au bureau de Swiss-Ski, je suis parti regarder le saut à ski dames, désireux de voir la première compétition en Championnats du monde de Bigna Windmüller. Il y a eu quelques bons sauts, mais il y manque encore de l’ampleur. Les prochaines années permettront certainement aux sauteuses de s’améliorer.
En tant que Chef entraîneur, j’ai aussi des tâches « administratives » à remplir. J’ai notamment dû me rendre au bureau des accréditations pour chercher celle de Wytze Bakker, notre physiothérapeute, arrivé hier seulement. Sans accréditation, on ne fait pas un pas aux CM : pour accéder à n’importe quelle installation sportive, ou même à n’importe quel bâtiment, il faut présenter la « petite carte magique », qui est alors contrôlée électroniquement. C’est la règle: l’accréditation ou rien.
Ce qui est plaisant, aux Championnats du monde, c’est qu’il est possible de rencontrer des sportifs d’autres disciplines, qu’on ne voit autrement jamais. Par exemple, l’après-midi, j’ai joué les supporters avec Dario Cologna. Ce n’était pas dans une véritable tribune, certes, mais devant la télévision, dans la « lounge Swiss-Ski » que nous avions installée.
A 17h15, j’ai voulu conduire Andreas Küttel au tremplin pour qu’il puisse y effectuer ses derniers sauts d’entraînement. Là encore, j’ai pu voir que l’accréditation n’était pas le seul sésame à ouvrir les portes du « monde des CM », mais que le macaron de parking était tout aussi indispensable, bien que très difficile à obtenir… Etant donné que le combiné nordique battait encore son plein, la sécurité n’a pas voulu nous laisser y aller avec notre bus, expliquant que le parking était beaucoup trop rempli. Dans des situations comme celle-ci, il s’agit de garder et son calme et le sourire, puis de se rendre à pied aux cabines des équipes. En plus, la marche a servi de début d’échauffement à Andreas…
Il était extrêmement difficile d’évaluer les sauts d’entraînement, car les conditions étaient très changeantes. J’ai tout de même un bon sentiment pour demain. Simon Ammann, lui, a préféré rester au campus pour un entraînement de condition physique avec Gary Furrer qu’effectuer des sauts d’entraînement.
Après la séance des chefs d’équipe près du tremplin, qui nous a permis de passer en revue le programme, les conditions météorologiques et la liste de départ, nous sommes retournés à notre logement.
Demain matin, nous allons chauffer les muscles des sauteurs en leur faisant faire du volley-ball, du stretching léger et des exercices de préparation individuels. Puis, à 14h30, ce sera au tour d’Andreas de se lancer dans la qualification.







